L'établissement en un clic
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Prévenir le harcèlement et prendre soin de chacun

Prévenir · Repérer · Écouter · Agir

La lutte contre le harcèlement fait pleinement partie de notre responsabilité éducative.

Au Cours Bastide, nous cherchons d’abord à développer une « culture de l’attention » : apprendre à prendre soin de soi et des autres, être attentif à celui qui s’isole, ne pas rester spectateur et savoir demander de l’aide pour soi-même ou pour un camarade.

Mais prévenir ne suffit pas. Lorsqu’une inquiétude ou une situation de harcèlement nous est signalée, notre responsabilité est aussi de l’écouter, de la traiter et d’en assurer le suivi.

Parler, ce n’est pas dénoncer. C’est permettre aux adultes de comprendre et d’agir.

Une cellule d’écoute identifiée par les élèves

Au cœur de notre dispositif, une cellule interne de lutte contre le harcèlement scolaire et pour le bien-être à l’école réunit quatre adultes de l’établissement :

Isabelle · Véronique · Chrystelle · Abel

Formés notamment à la médiation, à l’écoute et à la Méthode de la Préoccupation Partagée, ils peuvent être sollicités lorsqu’un élève rencontre une difficulté, pour lui-même ou pour un camarade.

Ils travaillent en lien avec les chefs d’établissement et peuvent s’appuyer, selon les situations, sur notre psychologue scolaire, l’animation pastorale ainsi que sur les référents de la Direction diocésaine et de l’Éducation nationale.

Les prénoms et numéros de téléphone des membres de la cellule d’écoute sont affichés dans l’établissement, afin que chaque jeune sache facilement qui contacter lorsqu’il a besoin de parler.

Donner plusieurs possibilités pour parler

Parce qu’il n’est pas toujours facile de pousser la porte d’un bureau ou de mettre des mots sur ce que l’on vit, nous cherchons à multiplier les possibilités d’alerter.

Un élève peut s’adresser directement à Isabelle, Véronique, Chrystelle ou Abel, mais aussi à tout adulte de confiance de l’établissement.

La boîte à maux/mots offre une autre possibilité pour déposer une inquiétude ou signaler une situation.

Les affichages présents dans l’établissement rappellent également les contacts de la cellule d’écoute et les numéros nationaux d’aide, notamment pour les situations de cyberharcèlement.

L’important est de parler, quel que soit le chemin choisi pour le faire.

Cours Bastide Établissement scolaire à Marseille - Lutte contre le harcèlement 1
Cours Bastide Établissement scolaire à Marseille - Lutte contre le harcèlement 3
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Prévenir et apprendre à prendre soin des autres

Notre action commence bien avant qu’une situation de harcèlement ne soit installée.

Chaque année, des temps de sensibilisation et de prévention sont proposés aux élèves : interventions d’associations ou de professionnels, travail autour du cyberharcèlement et des réseaux sociaux, gestion des émotions, compétences psychosociales, journées de cohésion et journée nationale de lutte contre le harcèlement.

La prévention passe aussi par la vie quotidienne de l’établissement :

Des lycéens volontaires pour être attentifs aux autres

Nous souhaitons également associer les jeunes à cette culture de l’attention.

Des lycéens volontaires sont invités à se former pour devenir élèves référents. Leur rôle n’est pas de régler eux-mêmes les situations, mais d’être particulièrement attentifs aux autres, de savoir repérer un camarade en difficulté, de l’encourager à parler et, lorsque cela est nécessaire, de donner l’alerte à un adulte.

Ils deviennent ainsi des relais supplémentaires pour que personne ne reste seul face à une situation difficile.

Lorsqu’une situation nous est signalée

Cours Bastide Établissement scolaire à Marseille - Lutte contre le harcèlement 13

Toute alerte est prise au sérieux.

La parole est accueillie, les faits sont recherchés et les différents élèves concernés peuvent être entendus afin de comprendre précisément la situation. Les familles sont associées au suivi et les chefs d’établissement sont informés à chaque étape.

Selon la nature des faits, différentes réponses et mesures de protection peuvent être mises en œuvre. La situation est suivie jusqu’à sa résolution, puis dans la durée afin de s’assurer que l’élève retrouve de la sérénité.

→ Pour connaître précisément les différentes étapes, les responsabilités et les modalités d’intervention : consulter notre Protocole de traitement des situations de harcèlement scolaire.

Former les adultes pour mieux protéger

Prévenir et traiter le harcèlement nécessite des adultes eux-mêmes formés.

Les membres de la cellule ont notamment été formés à la médiation dans la gestion des conflits et à la Méthode de la Préoccupation Partagée. Les équipes éducatives et la Vie scolaire sont régulièrement sensibilisées aux questions de harcèlement, de climat scolaire et de cyberharcèlement.

Cette formation permet de mieux distinguer un conflit d’une situation de harcèlement, de repérer les signaux faibles et surtout d’adopter une réponse commune et cohérente.

Les familles, partenaires de la prévention

La prévention se construit également avec les familles, particulièrement face aux nouveaux usages numériques et aux réseaux sociaux.

Des temps d’information et de sensibilisation leur sont proposés et, lorsqu’une situation concerne leur enfant, le dialogue avec la famille fait partie intégrante de son traitement et de son suivi.

Élèves, familles et professionnels peuvent ainsi croiser leurs regards et intervenir le plus tôt possible.

Protocole de traitement des situations
de harcèlement scolaire


Ce protocole de traitement suit les recommandations du programme 3PF de l’enseignement
catholique et se situe dans le cadre de la loi du 2 mars 2022 :


« Art. L. 111-6. – Aucun élève ou étudiant ne doit subir de faits de harcèlement résultant de propos ou
comportements, commis au sein de l’établissement d’enseignement ou en marge de la vie scolaire ou
universitaire et ayant pour Objet Ou pour effet de porter atteinte à sa dignité, d’altérer sa santé
physique ou mentale ou de dégrader ses conditions d’apprentissage. Ces faits peuvent étre constitutifs
du délit de harcèlement scolaire prévu à l’article 222-33-2-3 du code pénal.


Les établissements d’enseignement scolaire et supérieur publics et privés ainsi que le réseau des
œuvres universitaires prennent les mesures appropriées visant à lutter contre le harcèlement dans le
cadre scolaire et universitaire. Ces mesures visent notamment à prévenir l’apparition de situations de
harcèlement, à favoriser leur détection par la communauté éducative afin d’y apporter une réponse
rapide et coordonnée et à orienter les victimes, les témoins et les auteurs, le cas échéant, vers les
services appropriés et les associations susceptibles de leur proposer un accompagnement, »


Les chefs d’établissement du 1er ou du 2nd degré, sont informés à chaque étape et assume la
responsabilité du traitement des situations de harcèlement.


Référents harcèlement de l’établissement
: Mme PATRINI Chrystelle pour le second degré et Mmes
BARLES Véronique et MAGAUD Isabelle pour le 1er degré


Référent CSE — harcèlement sexuel et agissement sexiste
: Mme PATRINI Chrystelle


Cellule interne de lutte contre le harcèlement scolaire et du bien-être à l’école:
Mme PATRINI Chrystelle,
Mme MAGAUD Isabelle,
Mme BARLES Véronique,
M. HASSAN Abel.


En lien pour ressources et conseils, avec :
Mme BORREL Marie psychologue sur rétablissement une journée par semaine,
Mme MELAYE Magali Animatrice en pastoral de l’établissement,
Mme ROBET Christian responsable de la cellule de veille à la DDEC
Mme ALLOUCHE Karine, référente de la cellule départementale de la DSDEN

PROTOCOLE DE PREVENTION
Enraciner une « culture de l’attention » (Pape François)

  1. Sensibilisation
    Les élèves sont sensibilisés, chaque année, à partir du cycle 3 à la problématique du harcèlement
    scolaire par l’intervention d’associations « jouons dans la même équipe « couple et famille « plus
    fort » Ou des infirmiers de l’IFSl Ou des référents de l’établissement.
    Chaque élève doit être clairement informé des possibilités qui lui sont données d’alerter, pour lui-
    même Ou pour autrui, d’une situation de harcèlement potentiel •Les noms des membres de la
    cellule sont affichées à l’accueil, l’administration et à la vie scolaire, ainsi que les numéros verts
    nationaux 3020 Ou 3018 (cas de cyber-harcèlement), qui, en lien avec la référente académique
    harcèlement Mme ALLOUCHE, feront le lien avec l’établissement.
    Le personnel enseignant a été sensibilisé en 2023/2024 par la cellule de la DDEC sur le plan Boussole
    de l’Enseignement catholique. Cette sensibilisation est à renouveler régulièrement et sur le long
    terme.
    La vie scolaire a également suivi une formation.
    Une conférence a été proposée aux famille sur le cyber-harcèlement et les réseaux sociaux.
  2. Formation
    Les membres de la cellule interne
    Formation à la médiation pour la gestion des conflits, dont les objectifs sont •
    -Approfondir la notion de conflit
    -Interagir dans le conflit de façon constructive
    -Communiquer de façon bienveillante et pratiquer l’écoute active
    -Comprendre les étapes du processus de médiation
    Formation à la méthode de la préoccupation partagée pour traiter en cas dalerte
    Formation à la communication non violente à venir en 2026_2027.
    Les élèves
    Formation des élèves ambassadeurs
    Intervention Sur le cyberharcèlement au collège
  3. Agir sur le climat scolaire. comme axe prioritaire du proiet d’établissement
    Actions de prévendon et de sensibilisation :
  • une communication visible : affiches et présentation des membres de la cellule à la rentrée à chaque
    classe.
  • Boite à maux/mots.
  • Organisation de journées thématiques : journée contre le harcèlement, journée
    de cohésion avec le développement d’actions coopératives, journée du handicap.
    -la valorisation des compétences psychosociales (éducation aux émotions et à prendre soin des
    autres)
    -Ateliers de gestion des émotions

Protocole de traitement

1)Traiter

Une approche « non-blâmante » sera tout d’abord privilégiée, telle que recommandée par le
Ministère de l’Educati0n Nationale et l’Enseignement Catholique, selon la précocité ou non de
l’alerte, ainsi que la nature des faits.
La situation est suivie par un membre de la cellule interne jusqu’à sa résolution, qui est alors actée
avec l’élève victime et ses parents, quelle qu’en soit l’issue.
Dans tous les cas :
Accueil de la parole de l’élève harcelé : écoute bienveillante, reformulation, valorisation de sa
démarche et assurance de notre détermination à traiter la situation et à assurer sa
protection.
Entretiens avec les parents de la victime : ils sont tenus informés tout le long du processus,
accueil de leur parole, de leurs inquiétudes.
Entretiens avec le ou les harceleur(s) allégué(s).
Entretiens avec les témoins éventuels, et/ou les délégués de classe.
Entretien avec les parents de(s) l’élève(s) harceleur(s) selon la nature des faits et l’évolution à
très court terme de la situation.
Les entretiens sont consignés dans un classeur sur des fiches en reprenant le questionnement : qui ?/
quoi ?/ quand ? / où ? (cfdocfiche de traitement de situation). Cela afin d’assurer le suivi approprié
auprès des personnes impliquées et de conserver la mémoire des différentes actions mises en place.
Après quoi un suivi régulier est proposé pour s’assurer de la stabilité de cette résolution, et de la
capacité de l’élève à retrouver une certaine sérénité.
Là encore, le chef d’établissement est informé à chaque étape.

Là encore, le chef d’établissement est informé à chaque étape.


2) Protéger (Orienter / Suivre :
Tout au long du processus de traitement, élèves victimes et parents pourront être orientés, pour
conseils et/ou accompagnement :
Psychologues : un accompagnement de la victime et/ou de ses parents peut être nécessaire,
ou au moins conseillé, en parallèle du traitement de la situation, et/ou à sa suite, lors du
processus de résilience.
Commissariat : certains faits sont d’une nature qui dépasse la compétence et le champ
d’action d’un établissement scolaire, il pourra être recommandé de porter une situation au
niveau judiciaire.
Une note d’information préoccupante pourra être déposée à la C.R.I.P. (Cellule de Recueil des
Informations Préoccupantes) du département si l’établissement estime l’élève en danger.
En cas de violence et/ou danger, l’établissement imposera un éloignement immédiat de l’harceleur à
titre conservatoire si nécessaire.


Chef d’établissement du premier degré
BEVILACQUA BANCHELIN Stéphanie


Chef d’établissement du second degré
MARCHAND Clotilde